Isabelle Schliffer, une mère au cœur du handicap

Mis à jour : févr. 18


Isabelle Schliffer, 48 ans, est mariée à Jean-Marie. Ils habitent à Hartmannswiller et sont les parents d’Anja, Raphaël, Lisa, Gabriel, Iléa, Néna et Véra. L’autisme s’est invité dans leur monde et a touché cinq de leurs enfants.

Témoignage d’une maman qui consacre tout son temps à ses enfants. « Je voulais une famille nombreuse, je voulais beaucoup d’enfants mais je n’ai pas choisi le bonus, le handicap », raconte Isabelle Schliffer. Cette mère de famille, authentique et déroutante par sa sincérité et sa rage de vaincre, est bien consciente de la stigmatisation entourant les personnes atteintes de troubles autistiques.


Sur ses sept enfants, âgés de 22 ans à 5 ans, cinq ont été diagnostiqués autistes. Les deux autres souffrent d’hyperactivité et certains du syndrome Gilles de la Tourette. Tous ont un parcours différent. Elle a accepté de livrer son récit pour dénoncer les failles administratives au sujet du handicap et pour contribuer à briser les préjugés.


Reine de la débrouille

Isabelle n’hésite pas à aborder le trouble du spectre autistique et ses défis. « Le plus dur, dans notre cas, c’est le sommeil. Mes enfants ont des difficultés, ils ne dorment presque pas », relève-t-elle. Elle souligne l’importance d’une routine rigide qu’elle a dû intégrer à son quotidien. « On est obligé de se former, on est les rois de l’astuce, de la débrouille. On a des boîtes à outils avec timer, balles antistress, pictogrammes. On met en place des stratégies avec des repères pour ritualiser les enfants. »


Nous, parents, sommes aussi des aidants

Chaque jour, le couple relève le même défi : mettre en place le meilleur accompagnement pour ses enfants handicapés. Isabelle, infirmière de formation, a arrêté de travailler il y a trois ans, pour se consacrer à temps plein au suivi de ses enfants. Un sacrifice presque inévitable. « Nous, parents, sommes aussi des aidants. On prend le relais dès qu’ils rentrent de l’école ou des structures adaptées. On est investi dans l’avenir et l’autonomie de nos enfants. » Tous leurs efforts ont donné des résultats impressionnants. Raphaël, 19 ans, travaille à l’Esat (Établissement et service d’aide par le travail) du Rangen, à Thann, en tant que menuisier. Le jeune homme est atteint de troubles autistiques. Il n’a parlé qu’à l’âge de 7 ans. Depuis plus d’un an, il pilote son scooter pour aller au travail. « Lorsqu’il a eu son code de la route, nous étions très fiers de lui. C’est une grande victoire pour lui mais aussi pour nous », raconte-t-elle avec le visage qui s’éclaire. Le couple a mis tout le reste de sa vie entre parenthèses.


Retrouvez l’intégralité de ce témoignage sur : https://www.dna.fr/societe/2019/09/13/isabelle-schliffer-une-mere-au-coeur-du-handicap


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