Les animateurs d'une MJC de Nancy se forment à l’accueil des publics spécifiques

Il y a peu, la MJC-CS Nomade a accueilli une trentaine de professionnels de l’animation jeunesse pour mettre en place une rencontre sur le thème de l’accueil des publics spécifiques. Lors de ce volet, ils sont revenus sur la démarche inclusive d’un centre social.

C’était une journée particulière à la MJC Centre social Nomade. Plus d’une trentaine d’animateurs étaient réunis, le temps d’une journée thématique dédiée à l’accueil des publics spécifiques, partant d’un constat sur les besoins des centres sociaux. Par publics spécifiques, on entend les jeunes de 3 à 17 ans qui présentent des troubles du comportement quelle qu’en soit l’origine : psychologique, difficultés de concentration, hyperactivité, autisme… « Il s’agit du deuxième volet d’un cycle de trois rencontres. Le précédent était dédié à la place et au rôle d’un centre social ainsi qu’à la réappropriation du livre par les jeunes », détaille Lydie Delon-Marcelle, responsable de la fédération départementale qui regroupe dix centres sociaux de Meurthe-et-Moselle. Une découverte de la méthode Snoezelen Ce second volet entre dans une démarche dite inclusive. « La mission d’un centre social est d’accueillir tous les publics », rappelle la responsable. Durant leur cursus, les animateurs ne sont pas formés initialement à la prise en charge des troubles du comportement. Il s’agit donc, au travers de cette journée d’échange entre professionnels de l’accueil de loisirs, de mettre en commun des méthodes et des outils pour repérer ces troubles, les gérer et y apporter des réponses passant par la prise en charge individuelle. L’enjeu est de permettre aux publics concernés de participer aux activités d’une structure, en adaptant l’accompagnement des points de vue humain et matériel. Les animateurs s’imprègnent des connaissances et des expériences relatives à la dimension relationnelle et découvrent avec intérêt les champs ouverts par le concept Snoezelen. Le Snoezelen, développé par deux jeunes hollandais dans les années 1970, consiste en une activité vécue dans un espace spécialement aménagé, éclairé d’une lumière tamisée et bercé d’une musique douce. L’ambiance est ainsi propice à stimuler les cinq sens. « Bien évidemment, tout se fait en concertation avec les familles dans le cadre du suivi socio-éducatif », conclut Lydie Delon-Marcelle.


Article à retrouver sur le site : https://www.estrepublicain.fr/edition-nancy-et-agglomeration/2020/03/18/les-animateurs-se-forment-a-l-accueil-des-publics-specifiques