Quatre questions sur le langage des enfants autistes

Mis à jour : févr 18


Le diagnostic d’un trouble du spectre de l’autisme, ou TSA, repose en partie sur des déficits de communication, ainsi que sur des comportements, intérêts et activités restreints et répétitifs. Le retard dans le développement du langage chez leur enfant est d’ailleurs l’une des sources principales d’inquiétude poussant les parents à consulter.Si le langage est affecté chez tous les enfants souffrant de TSA, il n’existe pas un seul profil, et, comme pour l’expression des autres capacités dans ce trouble, l’hétérogénéité est de mise.


Près d’un tiers des enfants avec TSA ne développent pas de langage, ou uniquement une expression rudimentaire composée de seulement quelques mots. Chez d’autres enfants, on peut observer un phénomène de régression langagière qui fait suite à une période de développement normal. L’inverse peut aussi se produire – le retard considérable étant suivi d’une accélération notable du développement langagier.


Que sait-on de leurs difficultés ? Le langage se compose d’abord d’aspects structurels :

- la phonologie, qui comprend les capacités à combiner des sons pour former des syllabes,

- la morphologie, c’est-à-dire la combinaison d’unités de sens qui forment des mots,

- la syntaxe, c’est-à-dire la combinaison de mots pour former des phrases.


Quelles sont les limites de ces études ? La portée de ces résultats est toutefois à nuancer. En effet, la plupart des études sur le langage et les troubles autistiques ont suivi des enfants dits de « haut niveau », c’est-à-dire ayant un QI dans la norme. Très peu d’études incluent des enfants de « bas niveau », qui représentent pourtant près de 30 % des enfants avec TSA. Il en résulte un manque de connaissances flagrant sur les capacités langagières d’un grand nombre d’individus.


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